yves aubry

du 21 avril au 6 mai 2018
Vernissage
Samedi 21 Avril à 17 h

Ouvert du Jeudi au Dimanche de 14h à 18 h 30

Yves AUBRY, OU LA QUETE DE VISIBLE

 

« L’originalité d’Yves AUBRY est de refuser d’emblée l’originalité comme rupture. Loin de s’épuiser dans une aine quête de l’înouï, sa facture se cherche et travaille secrètement à travers toute une épaisseur culturelle. Son œuvre renvoie ainsi, implicitement et presque à son insu à tout un intertexte-littéraire, musical, artistique – mais elle intègre si totalement qu’en en défie la mémoire, et qu’elle devient finalement signe d’elle-même, signe à l’état pur, signe absolu. Dans l’ovale d’un visage sans trait, dans la forme d’un corps senti comme une seule présence, dans une jonchée aléatoire de fleurs ou de fruits, dans un reflet de soleil où se condense toute lumière, Yves AUBRY poursuit le rêve toujours renouvelé d’une naissance du monde à l’acte pictural.

La mission du Créateur, et en tout premier lieu du peintre – tel qu’Yves AUBRY – n’est pas de faire l’invisible (comme on le dit trop souvent), mais - choses infiniment plus difficile, presque impossible – de faire voir le Visible même. »

 

Claude FAISANT

Professeur à l’Université de Nice

Spécialiste de la littérature et de

L’art français de la Renaissance.

Critique d’Art et Essayiste.

« Remarquable Yves AUBRY qui reste fidèle à ses commandes de jeunesse. Il me souvient qu’en 1960, jeune homme de vingt ans, il était à mes côtés, en treillis olive, sur les flancs des bibans, en Algérie. Je savais qu’il était peintre, on était en « opérations » mais on n’était pas à Verdun. Un secrétaire, si on l’y autorisait, pouvait toujours trouver le temps de peindre dans les longues attentes des postes de commandement piqués sur les djebels. Ainsi en alla-t’il avec Yves. Rien ne ressemble plus à la Haute Provence que les piémonts des Bibans. J’ai conservé une pochade : terre ocre et oliviers épars qui grimpent difficilement les pentes d’un piton. Quelques coups de pinceaux. Pas la peinture en pleine pâte de l’Yves AUBRY à l’âge mur. Mieux : l’annonce du futur accomplissement. Je tiens à cette esquisse plus qu’à une œuvre travaillée et fignolée Elle m’a assuré, il y a plus de vingt ans, de l’essence : Yves AUBRY est un peintre né, un peintre du soleil, des fruits de la terre charnelle des jeunes filles »

Georges BUIS

Collaborateur du Nouvelle Observateur,

Auteur de la « Grotte », la « Barque »

« Un Amour à la légère ». Octobre 1985.

J’ajouterais à ces textes quelques mots destinés au public et à mes confrères peintres du Val d’0ise (Niau, Gonthier, Hiolle, Couppey). Nous vivons dans une époque de grande imposture (culturelle, économique) et nous sommes confrontés à des modes qui seront démodées demain (cf. « Le système de la mode de Roland Barthes. Ainsi le nouvel art contemporain qui est un art d’état (FRAC) ou commercial (FIAC) deviendra l’art pompier de ce siècle. Faisons donc fi de ces bains numériques, de ce tape intellectuel dit « moderne » et gageons que la musique, la peinture, la littérature ne se feront jamais par ordinateur et autre fariboles numériques. La peinture de chevalet restera toujours. Le livre (l’objet) existera pour notre plus grande joie à tous. Jean d’Ormesson, dans un éclair de lucidité disait juste avant sa mort « Je me demande si l’art contemporain n’est pas lui aussi une grande imposture. Le prochain génie protéiforme sera sans réseaux, solitaire en province ou à Paris et nul ne le venir »

 

Yves AUBRY

© 2023 by Coming Soon. Proudly created with Wix.com

  • Rejoignez nous sur Facebook
  • Black Twitter Icon
  • Black Instagram Icon